
Plusieurs définitions existent dans la littérature, je me suis arrêtée sur celle de Martin et Brousseau, 1998.
"Intervention qui s'exerce sous forme individuelle ou de groupe, à l'aide d'un
animal familier soigneusement sélectionné et entraîné, introduit par un
intervenant qualifié auprès d'une personne en vue de susciter des réactions
visant à maintenir ou améliorer son potentiel cognitif, physique, psychologique
ou social".
Pour ma part, je travaille exclusivement avec le chien, ce dernier est donc mon
assistant. Mais sachez que plusieurs animaux de compagnie sont également
utilisés en zoothérapie, tels que le chat, le perroquet, le cheval, le furet, le
lapin, etc.
La zoothérapie se veut un complément aux autres pratiques de soins. Nous travaillons avec tous types de professionnels impliqués au dossier, que ce soient des médecins ou des infirmières, des physiothérapeutes, ergothérapeutes, des psychologues, psychiatres, ou autres.
Il est important de faire la distinction entre la TAA (Thérapie Assistée par
Animal), et l’AAA (Animation Assistée par Animal). La TAA est une thérapie qui
doit avoir des objectifs thérapeutiques bien précis, ayant pour but de modifier
ou de renforcer des comportements;
Alors qu’en AAA le but recherché est plutôt de distraire, d’éduquer ou de faire
de la prévention, Bien qu’il n’y ait pas de visées thérapeutiques on dénote tout
de même un grand bienfait pour les bénéficiaires.
Le chien manifeste amour et affection de façon inconditionnelle, sa joie de
vivre est contagieuse. Il ne tient pas compte du comportement (l’état mental ou
émotif) ni de l’aspect physique (blessure, handicap ou apparence) de la
personne. Il devient le médiateur qui permet d'établir un lien de confiance
entre le patient et le thérapeute pendant les séances.
Le chien agit aussi comme déclencheur, provocateur voire même comme catalyseur.
De cette façon, les situations vécues par le biais du chien serviront à établir
les bases de nos interventions.
Il est important de noter que contrairement à la croyance populaire, ce n’est
pas le chien qui est le thérapeute, mais bien le zoothérapeute. Par conséquent,
ce dernier est d’abord et avant tout motivé par son amour pour les humains et la
volonté de les aider. En second lieu, sa passion pour les animaux et le rôle de
facilitateur que ceux-ci représentent ont amené le thérapeute à les introduire
dans la relation d’aide.
Plusieurs études ont démontré que les gens se calment lorsqu'ils flattent un
chien. Leur rythme cardiaque ralentit, leur pression baisse, leur anxiété
diminue. La présence du chien les prédispose donc physiquement et mentalement
pour l’intervention.